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Nicolas Sarkozy : Un bilan négatif sur l’emploi, le pouvoir d’achat et la réinsertion

Posté le dans Actualités, Analyse

Dans un entretien sur France 2 mercredi, Nicolas Sarkozy a présenté plusieurs mesures sur l’emploi, les salaires et l’insertion.

Le candidat souhaite revenir sur la prime pour l’emploi, jugée inefficace, et obliger les bénéficiaires du RSA à 7 heures de travaux d’intérêt général.

Ces propositions se basent sur un même postulat idéologique défendu depuis cinq ans : sortir du chômage et de la pauvreté ne serait qu’une question de volonté et l’assistanat doit donc être combattu. Une stratégie qui s’est pourtant révélée complètement inefficace.

Côté salaires, Nicolas Sarkozy compte encadrer les hautes rémunérations, les rendre plus transparentes et supprimer stocks options et parachutes dorés. Des promesses déjà formulées en 2007 et qui n’ont pas été suivies d’effets. Difficile de croire qu’elles le seront davantage cinq ans après.

Dans le cadre du dépôt de bilan du chef de l’Etat, Terra Nova vous propose de retrouver son bilan complet sur le chômage, l’emploi et le pouvoir d’achat. En voici quelques extraits.

Lutte conte le chômage

Avec un million de demandeurs d’emploi supplémentaires et un taux de chômage qui frôle les 10 %, Nicolas Sarkozy a non seulement perdu son combat pur le plein emploi mais a conduit la France vers le retour du chômage de masse.

Les causes de cet échec sont nombreuses. La principale reste l’absence totale d’ambition de la politique de l’emploi menée depuis 2007, qui s’explique par la suspicion de la droite sarkoziste vis-à-vis d’une politique jugée laxiste à l’égard des chômeurs et qui favoriserait l’assistanat, « cancer de la société ».

A lire : Le bilan complet du gouvernement sur la lutte contre le chômage

Pouvoir d’achat

Axe de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, l’amélioration du pouvoir d’achat n’aura été finalement traitée que par la défiscalisation des heures supplémentaires, dont l’évaluation en juin 2011 a révélé le coût très élevé, un impact très limité en termes de stimulation du pouvoir d’achat, et les conséquences négatives sur l’emploi : beaucoup d’entreprises ont préféré avoir recours à cette solution, plutôt que de recruter.

L’annonce en 2009 d’un grand chantier sur le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise n’a été suivie jusqu’en 2011 d’aucune réalisation. Le versement obligatoire d’une prime de 1.000 euros par salarié dans les entreprises ayant augmenté leurs dividendes s’est limité à une obligation de négocier sur le versement d’une prime, dont le montant n’est pas imposé par la loi.

Les incitations à la négociation collective sur les salaires, choisies par le gouvernement comme contrepartie à l’absence assumée de revalorisation du SMIC, ont été très modestes. Le projet de loi prévoyant la diminution automatique des allègements de cotisations quand le minimum salarial d’une branche est inférieur au SMIC n’a toujours pas été appliqué.

A lire : Le bilan complet du gouvernement sur le pouvoir d’achat

Lutte contre la pauvreté

Après des années de stabilisation, la pauvreté est repartie à la hausse sous le coup de l’explosion du chômage. Face à cet appauvrissement des Français, Nicolas Sarkozy s’est focalisé sur un parti pris idéologique : la pauvreté serait une situation « volontaire ».

Le gouvernement n’a donc cessé de marteler que sortir du chômage n’était qu’une question de volonté et d’exiger une contrepartie pour les bénéficiaires des minimas sociaux. Nicolas Sarkozy avait pourtant à sa disposition trois outils efficaces pour lutter contre la pauvreté. Aucun n’a été utilisé.

A lire : Le bilan complet du gouvernement sur la lutte contre la pauvreté

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